Pour aller plus loin : puiser à la source

Audience au Mouvement des travailleurs chrétiens : Le travail implique éducation, partage et témoignage1



Chers frères et sœurs bonjour !

Je vous accueille avec joie et je remercie le Président pour les paroles qu’il m’a adressées. Je souhaite une bienvenue fraternelle aux pasteurs qui ont voulu être présents avec nous ; quelques-uns d’entre eux viennent de loin. Je vous salue tous et je remercie les deux représentants, Marie et Jean, pour le témoignage qu’ils ont écrit.

Dans son témoignage, Marie insiste sur votre vocation, parlant d’une « vocation du travail ». C’est vrai : le travail est une vocation, parce qu’il naît d’un appel de Dieu adressé depuis l’origine à l’homme, afin qu’il « cultive et garde » la maison commune (cf. Gn 2,15). Ainsi, nonobstant le mal qui a corrompu le monde et aussi l’activité humaine, « dans le travail libre, créatif, participatif et solidaire, l’être humain exprime et fait grandir la dignité de sa propre vie » (Exhort. ap. Evangelii gaudium, 192). Comment pouvons-nous bien répondre à cette vocation, qui nous appelle à imiter activement l’inlassable œuvre du Père et de Jésus qui, dit l’Évangile, « sont toujours à l’œuvre » (cf. Jn 5,17) ?

Je voudrais vous suggérer trois mots, qui peuvent nous aider :

Je vous encourage à témoigner à partir de votre mode de vie personnel et associatif : témoignage de gratuité, de solidarité, d’esprit de service. Quand il est transparent dans son cœur et sensible dans la vie, le disciple du Christ porte la lumière du Seigneur dans les lieux où il vit et où il travaille. C’est ce que je vous souhaite, tout en vous demandant de m’excuser pour le retard : vous avez de la patience, vous ! Mais les audiences [du matin, ndlr] se sont prolongées. Je vous bénis tous, vos familles et votre engagement. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Merci.

© Traduction de Zenit, Constance Roques

1 Aux travailleurs chrétiens, le pape laisse trois mots, trois consignes : l’éducation, le partage, le témoignage. Le pape a en effet reçu au Vatican samedi matin, 16 janvier, des représentants du Mouvement des travailleurs chrétiens italiens. Pour le pape François, l’éducation c’est « la capacité à extraire le meilleur de son cœur », ce n’est « pas seulement enseigner quelques techniques ou donner des notions, mais nous rendre nous-mêmes, ainsi que la réalité qui nous entoure, plus humains ». Il invite à « former à un nouvel « humanisme du travail » », qui ait l’homme pour centre et non pas le profit. Cela suppose aussi d’éduquer « à ne pas céder aux mensonges de ceux qui veulent faire croire que le travail, l’engagement quotidien, le don de soi-même et l’étude, n’ont pas de valeur ». Le pape a dénoncé la corruption et l’illégalité, invitant à imiter « saint Joseph [qui] a appris à Jésus l’art du charpentier » en aidant les jeunes « à découvrir la beauté du travail vraiment humain ». Et face aux difficultés actuelles des jeunes travailleurs ou chômeurs, le pape François avertit : « Il ne sert à rien de faire des discours ; il faut au contraire transmettre l’espérance, réconforter par la présence, soutenir par une aide concrète. » A.B. http://fr.zenit.org/articles/le-travail-implique-education-partage-et-temoignage/